Répondre avec amour quand on se sent trahie et abandonnée

On rêve toutes d’un amour inconditionnel. De quelqu’un qui puisse nous comprendre, nous aimer et nous soutenir même quand nous ne sommes pas capables d’être là pour eux. Mais combien de nous sommes prêtes à offrir cet amour ? A priori, nous toutes.

Mais si une situation arrive où nous nous sentons trahies ou abandonnées, nous nous fermons. Tout à coup, nous ne savons plus aimer. Nous ne pensons plus qu’à nous protéger.

Ne pas devenir bourreau à notre tour…

C’est horriblement douloureux quand quelqu’un avec qui on a bâtit un lien de confiance se retourne contre nous.

Les raisons et les formes peuvent être multiples, mais au fond, peu importe.

Les seules choses qui comptent sont de ressentir notre peine, et l’attitude qu’on choisit d’adopter face à ça.

Quand quelqu’un nous utilise comme une éponge à stress ou « oublie » de penser à nous, la réaction la plus naturelle est de se fermer. Juger, vouloir rendre la monnaie de sa pièce, s’énerver, se vexer.

Mais est-on vraiment en train d’aimer à ce moment-là ? Mérite-t-on vraiment un amour inconditionnel, si au premier obstacle, nous retirons le nôtre ?

Une meilleure réponse est d’observer notre envie de revanche, sentir à quel point elle nous démange, et choisir l’amour à la place.

A quoi ça ressemble ?

Tu te demandes peut-être à quoi une réponse empreinte d’amour ressemble. Je dirais… choisir d’accepter la personne, son parcours, et se dire qu’elle a le droit de vivre sa propre histoire et d’être imparfaite. Se rendre compte que nous aussi, nous avons déçu beaucoup de gens. Rester présente et essayer de sentir ce que cette personne ressent.

Je te donne un exemple. Aujourd’hui, ma boss au bureau, a passé ses nerfs sur moi pendant 20 minutes parce que j’ai fait une erreur, alors qu’habituellement, on s’entend plutôt bien.

C’était par téléphone. Je me sentais dévastée, je tremblais, je commençais à avoir mal au ventre.

Répondre avec amour, c’est réussir à l’écouter, entendre le stress dans sa voix et savoir au fond de moi que rien n’est de ma faute. Ni de la sienne. Que nous sommes juste deux humaines, vulnérables et faillibles, avec nos peurs, notre passé, nos réactions stupides.

L’entendre, et sans jamais croire ce qu’elle dit, légitimer sa douleur.

Une partie de moi était terriblement triste, et oui, lui en voulait. Mais je veux être la personne qui ne la jugera pas de péter les plombs et d’être injuste et de trahir notre relation parce qu’elle a peur.

C’est très difficile de passer dans cette position où on a quelque chose à donner, surtout quand on a peur nous-même. Et pourtant, c’est un passage obligatoire si on veut connaître le vrai amour.

On doit être capables de le donner d’abord.

Garder à l’esprit le genre de relations qu’on veut

Ca ne veut pas dire qu’on doit accepter tout et n’importe quoi. Il faut choisir de retirer de notre vie les situations qui ne nous conviennent plus (et je crois qu’une relation de force où quelqu’un passe constamment ses nerfs sur nous en fait partie). Mais on peut le faire consciemment, en continuant d’aimer.

Attention, je ne dis pas qu’il faut revêtir les apparences de Buddha en string en continuant à détester secrètement les gens. Non non non. Ce que j’essaie de dire, c’est que si une relation nous semble désagréable ou malsaine, on peut décider de garder la personne à distance, comme simple connaissance, tout en lui souhaitant le meilleur.

Au lieu de rejeter des gens par revanche, par peur.

La différence ? L’un semble facile et petit. Comme s’enfoncer dans un trou. L’autre semble dur, infini, et nous mène inéluctablement au bonheur.

Parce qu’on est prêtes à se l’offrir nous-même.

Et à chaque fois qu’on accepte d’être vulnérable et de s’investir dans notre amour, et le donner inconditionnellement aux gens, on grandit un peu plus, et on améliore la qualité de l’amour qu’on donne à ceux qui comptent pour nous ainsi qu’à nous-même. Parce que ce n’est tout simplement pas possible d’avoir des relations de confiance à long-terme si on n’est pas prêtes à s’ouvrir même quand on se sent trahies et qu’on a peur.

Si vous avez aimé cette pensée, ça me ferait très plaisir que vous me le montriez en la partageant autour de vous !

Merci,

Xénia

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