Nos émotions et les blocages dans notre corps

barbeuc sous le soleil soleil de fin de journée

Il nous arrive à toutes de ressentir des émotions fortes, souvent plusieurs fois par jour. Mais on s’empêche parfois de les exprimer. On a l’impression que ce n’est pas le bon moment, pas la bonne personne en face de nous, ou parce qu’on ne se l’autorise pas, tout simplement.

Quand on prend l’habitude de bloquer nos émotions, on peut commencer à ne plus les reconnaître. Comme si elles n’existaient pas. On devient insensibles à la douleur, à la surprise, à la joie.

Pourtant, chaque émotion réprimée laisse une marque dans notre corps. Une tension à un endroit donné.

Comment les blocages se créent…

C’est tellement subtil qu’on ne s’en aperçoit pas. Mais petit à petit, ces raideurs deviennent une partie de nous. Elles nous appartiennent. On se développe avec elles, et un beau jour, on se demande pourquoi on a mal là ou là. Pourquoi une infection apparaît. Pourquoi on ne peut plus rester avec nous-mêmes sans être obligées d’utiliser des distractions (téléphone, travail, ordi, télé, bouffe, alcool, clope, etc).

C’est parce que rester seule à seule avec nous-mêmes nous ferait prendre conscience de la tension dans notre corps, du malaise. Et respirer à travers cette tension donnerait instantanément vie à cette émotion qu’on a mis tant d’efforts à réprimer. Pas besoin de savoir à quoi elle correspond. Quelle histoire l’a faite naître. La seule chose importante est de la vivre. Pour libérer notre corps.

Il est vrai que les gens qui ne savent pas ressentir ou exprimer leurs émotions ont plus de chance de développer un cancer (et à mon avis, surtout la rancune et la haine, qui nous « bouffent »), et que les émotions non exprimées deviennent des maladies dans notre corps. C’est comme ça qu’on somatise.

Vivre nos émotions est la clé

Mais même en sachant ça, la plupart des gens continueront leur vie sans vouloir affronter ce que leur corps leur dit. Parce qu’accepter de ressentir et de vivre nos émotions, c’est aussi accepter de lâcher le contrôle. Ca nous amène à vivre des choses pas agréables du tout, voir même profondément dérangeantes.

Mais je te promets que si tu fais l’effort de rester avec le malaise, de ne pas chercher à le changer mais d’écouter ce qui se cache derrière les tensions de ton corps, et de leur donner vie, tu vas trouver la liberté.

Des choses vont se dénouer, ta respiration risque de s’accélérer, ou de devenir plus profonde, tu vas peut être pleurer, sans trop savoir pourquoi… Mais ce qui t’attend, au bout de tout ça, c’est la liberté, la paix et la joie. Et une fois complètement relaxée et « nettoyée » de toutes tes émotions empilées dans ton corps, tu vas voir ta beauté.

Alors bien sûr, ce n’est pas quelque chose qu’on fait une, deux, trois fois, mais qu’il faut pratiquer idéalement tous les jours pendant plusieurs semaines pour faire sortir les choses petit à petit. Apprête-toi à faire face à la colère, la haine, la solitude, le désespoir, l’humiliation… Toutes ces émotions que tu as enterrées parce qu’elles étaient trop pénibles à affronter sur le coup.

Mais chaque émotion niée porte en elle le prix de la protection : des kilos en trop, une attitude défensive/agressive, un visage dur et crispé, des douleurs partout dans le corps, et dans le pire des cas, une maladie grave qui se développe.

Et surtout, l’assurance de passer à côté de ta vie, de devenir un zombie.

Alors comment faire exactement ?

1) Prend-toi une demi-heure où tu peux être seule dans une pièce, sans personne qui te dérange. Je préfère m’allonger par confort, mais assise c’est très bien, et debout c’est encore plus courageux (perso, ça me donne des vertiges je n’y arrive pas).

2) Etend tes jambes et tes bras et relaxe toi le plus possible. Essaie d’aller au plus profond de la relaxation avec chaque expire. Ca devrait te faire la sensation de tomber dans le vide. Et respire dans cette sensation de coton flottant.

3) Remarque une tension dans ton corps (par exemple, les épaules). Ca peut être très net comme très subtil. Relâche cette tension d’un coup.

4) A ce point, quelque chose dans ta respiration va changer. Ton ventre sera peut-être un peu noué. Continue de relâcher, et laisser aller ta respiration et ton ventre comme ils le veulent. Si ça veut dire avoir des respirations plus courtes et moins profondes, très bien. Suit ton corps et ne contrôle rien, à part la relaxation la plus totale que tu puisses lui apporter.

5) A ce point là, des émotions pénibles peuvent survenir, tu peux sentir des larmes monter ou tes lèvres trembler… Accueille tout. Ne pense pas à ce qui a pu les déclencher, ne t’enferme pas dans ta tête et reste dans ton corps. Laisse les sensations monter, atteindre un pic, puis un plateau, et restes-y. Sache que tu en sortiras grandie, plus belle et plus capable.

6) D’elle même, l’émotion va partir, une fois qu’elle aura été entendue. A ce point là, tu peux ressentir beaucoup d’amour sans raison, te trouver plus délicate, plus belle. Ton sourire sera plus vrai. En tout cas, quelque chose se sera débloqué, pour de bon.

Mes autres méthodes pour sortir les émotions réprimées :

  • Ecrire dans un journal automatiquement, tout ce qui te viens. Même si c’est horrible, que ça n’a aucun sens, et qu’il s’agit de grosses insultes. Peu importe, lâche tout sur le papier et laisse les émotions venir (j’en suis arrivée à éventrer mon cahier avec mon stylo, pour te dire).
  • Taper dans un coussin, sur un matelas, avec le point en T pour ne pas abîmer tes poignets.
  • Hurler (à faire à la campagne plutôt).
  • Danser/agiter ton corps comme une possédée, laisser l’émotion te guider.
  • Repenser à toutes les peines de ta vie et voir si tu es en paix avec elles ou si tu as encore des émotions attachées à ces situations.

Le but est de recommencer jusqu’à ce que tu te sentes totalement libérée…

C’est un processus qui peut prendre très longtemps, et demander beaucoup d’énergie/d’ouverture de ta part. Tu t’embarques dans une sacrée aventure, et ne t’attends pas à ce que tout soit réglé demain, au contraire. Tu ouvres les vannes pour ne plus les refermer.

Tu peux voir la répression de tes émotions comme un barrage. Au moment où tu enlèves le barrage, toute l’eau se déverse d’un coup et avec une puissance extrême. Et puis quand le barrage est retiré depuis assez longtemps et que toute l’eau accumulée est passée de l’autre côté, il te reste le flow normal, sain, et parfaitement gérable pour toi. Agréable, je dirais même.

Il est également important de comprendre que ces émotions peuvent être complètement connes ! Elles n’ont pas besoin d’avoir une logique, et il est possible d’avoir une colère énorme envers quelqu’un qui apparemment ne t’a rien fait de spécial. Ne te sens pas coupable. Tu n’accuses personne, tu te libères. Et c’est en te libérant que tu seras capable de mieux aimer.

Tu vas sûrement passer par plusieurs « strates » d’émotions : l’humiliation, la peine, la solitude, la colère… A chaque fois, c’est un rideau qui se lève et ta lumière qui peut briller un peu plus fort.

Et une fois que j’ai tout sorti ?

Enfin la dernière étape consiste à apprendre à ne plus enfouir tes émotions mais à trouver une façon de les vivre au quotidien, pour ne plus créer de blocages dans ton corps, et vivre dans une vague perpétuelle. C’est la nature de l’énergie féminine !

Une fois que tu en seras là, ton corps et ta vie ne feront qu’un, tu te sentiras « dans le flow » et « à ta place ». Et il n’y a pas de meilleur sentiment.

A la fois prochaine, si tu souhaites avoir plus de précisions sur ce sujet ou si tu as quelque chose à en dire, n’hésite pas à me contacter par email ou à laisser un message sur notre page Facebook !

Et bien sûr, si tu considères que cette pensée peut aider, merci de la partager !

Xénia

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